Basse-Terre, Capitale. Lundi 5 mars 2018. CCN. La Région Guadeloupe, le Département et l’ADEME organisent une journée technique sur la prévention des déchets et lancent un appel à projets dédié.

Ces deux événements visent à préparer la Semaine européenne de réduction des déchets (SERD), du 17 au 25 novembre 2018, rendez-vous incontournable pour la promotion des actions de prévention des collectivités et associations.

Le séminaire « Prévention des déchets en Guadeloupe : Cap sur le réemploi » aura lieu mardi 6 mars à partir de 8h30 à la salle Rémy Nainsouta à Pointe-à-Pitre.

Au programme : témoignages et retours d’expérience sur les recycleries, un atelier de coconstruction d’une recyclerie et des ateliers de préparation d’actions de sensibilisation et de communication pour la SERD.
Lors du séminaire, la Région Guadeloupe, le Département et l’ADEME lanceront un appel à projets invitant les collectivités, les entreprises et les associations à développer des actions concrètes sur la prévention des déchets.

Deux types de projets sont concernés :

  • –  le financement d’actions de sensibilisation des publics aux enjeux et aux gestes de la prévention des déchets dans le cadre de la SERD,
  • –  et les projets de création d’une recyclerie.

    Les candidats auront jusqu’au 25 mai 2018 pour déposer leur dossier auprès de l’ADEME. Pour cette 3e édition de leur appel à projets, la Région Guadeloupe, le Département et l’ADEME ont choisi de mettre l’accent sur la création de recycleries. Celles-ci contribuent au prolongement de la durée de vie des produits et participent à la réduction de la consommation de ressources et de la production de déchets. L’ADEME estime que le développement du réemploi, de la réutilisation et de la réparation (3R) permettrait de créer jusqu’à 200 000 emplois en France. Les enjeux socio-économiques sont donc majeurs.

    Or, la Guadeloupe, qui comptait dans le passé une multitude de métiers liés à la réparation (dépanneurs, cordonniers, ébénistes, affûteurs, maroquiniers…) est très rapidement passée à un modèle de consommation de masse, privilégiant l’import de marchandises.