Histoire de Marie-Galante

Marie-Galante, surnommée « l’île aux cent moulins »,ou la Grande Galette est une île de l’archipel des Antilles située à 30 km au sud-est des côtes de la Guadeloupe continentale, dont elle est une dépendance administrative. Par sa superficie de 158 km2 elle est la 3e plus grande île des Antilles françaises, après la Guadeloupe (1 434 km2 ), et la Martinique (1 128 km2).

C’est une Ile agricole, de pêche mais aussi touristique

 

Histoire

au  iiie siècle, ses premiers habitants les Arawaks l’appelaient Touloukaéra.

Puis les  Caraïbes  au ixe siècle la nommèrent Aïchi ou Aulinagan, terre à coton.

Ils  cultivaient le manioc, vivaient de la pêche. et connaissaient l’usage des plantes médicinales.

Mais c’est le le 3 novembre 1493 que l’île fut baptisée Maria Galanda par Christophe Colomb, du nom de sa caravelle, lors de son second voyage.

Une cinquantaine de colons français y furent installée en 1648 par le gouverneur Charles Houël, à proximité du lieu-dit Vieux-Fort, puis en 1653, un second fort est bâti à Grand-Bourg.

Mais jusqu’en 1660 année du traité de paix signé à Basse-Terre entre autochtones et colons, ils subissaient les attaques incessantes des Caraïbes.

 

C’est dans cette seconde moitié du xviie siècle, que les premiers esclaves arrachés des terres d’Afrique furent amenés à Marie-Galante pour cultiver les plantations.

 

En 1671, il y avait plus 57 % d’esclaves (+ de 9400 pour une population de 11500 hbts), il y avait aussi des Hollandais juifs exilés du Brésil qui apportèrent leurs techniques de la culture de la canne à sucre.

Dès 1676, l’ile fut pillée à trois autres reprises par les Hollandais

 

De 1692 à 1816 à cinq reprises les Anglais et les Français se la disputèrent.

Durant cette période, Marie-Galante fut indépendante de 1792 à 1794 (1ère abolition).

 

En 1838, un incendie dévasta Grand-Bourg (1902) et, puis en 1843, l’île fut touchée par un tremblement de terre.

Les révoltes d’esclaves et les abolitionnistes français aboutirent en 1848 à l’abolition définitive de l’esclavage qui fut fêtée durant 3 jours et 3 nuits autour de la mare au punch à l’Habitation Pirogue.

 

Mais c’est en 1920 que les descendants d’esclaves deviennent propriétaires d’une sucrerie à Marie-Galante.

 

Elle subit aussi les terribles cyclones (1865 et 1928) ainsi que le choléra

 

Administration et économie

 

Marie-Galante a été rattachée administrativement à l’arrondissement de Pointe-à-Pitre dès les débuts, sauf pendant la période révolutionnaire de 1793-1794 ou elle était républicaine à la différence du reste de l’archipel qui était royaliste.

 

En 1994, elle fut la première dans un département d’outre-mer à créer avec ses 3 communes la communauté de communes de Marie-Galante (CCMG) dont le siège est Grand-Bourg, les deux autres étant Saint-Louis. Elle est présidée par Maryse Etzol, qui succède à Marlène Miraculeux-Bourgeois.

Dans cette charte, les trois communes de l’île, se sont engagées à valoriser la production locale de l’île et à protéger son patrimoine écologique en créant un site protégé au nord-est de l’île en partenariat avec l’association Amicale Ecolambda.

 

En mars 2016, l’île de Marie-Galante a été lauréate du dispositif « Démonstrateurs industriels pour la ville durable » dans le cadre d’un appel à projet du Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer..

L’objectif de ce projet intitulé « Marie-Galante, île du tourisme durable » est de faire de Marie-Galante un modèle européen de cohésion économique et sociale basé sur la sobriété environnementale.

 

L’économie coloniale développa sur l’île les cultures du tabac, de l’indigo, du café et du coton.

Mais c’est dès le le début du xviie siècle que les planteurs ont fait de la canne à sucre une très très importante source de revenus qui se maintint jusqu’au  xxe siècle, d’où son surnom l’île aux cent moulins.

Les moulins à l’origine actionnés par des bœufs, puis par des moulins à vent à partir de 1780, virent l’apparition en 1883 de moulins à vapeur.

 

Au xixe siècle naissent les premières usines sucrières.

Au xxe siècle les grandes plantations font place peu à peu à de petites exploitations agricoles, organisées en coopératives.

Ils subsistent aujourd’hui à Marie-Galante, une sucrerie (usine de Grande Anse) et trois distilleries (Bellevue, Bielle, Poisson).

Et le rhum blanc agricole qui y est produit fait l’objet d’une appellation d’origine simple, commercialisé essentiellement à 59° à Marie-Galante, mais décliné en 50° et 40° à l’exportation.

On peut admirer encore de nombreux vestiges, tel que les moulins restaurés (Moulin Bézard et le moulin de la distillerie Bellevue), les habitations coloniales et les anciennes sucreries (Habitation Murat et son moulin).

L’activité touristique se développe dans une politique de conservation de la nature et du patrimoine (précolombien, colonial ou contemporain)

Les Marie-Galantais préservent aussi un style de vie pittoresque alliant modernité et authenticité.

L’industrie hôtelière n’y est pas envahissante, alors que l’île possède des plages magnifiques.

 

Un réseau de sentiers de randonnés est développé pour la découvrir ainsi que sa population.

 

Et des artistes de dimension internationales se retrouvent chaque année à l’occasion du Festival Terre de Blues.

 

Elle a été chantée par Laurent Voulzy (Belle-Île-en-Mer, Marie-Galante) chanson qui a inspiré le trophée BPE en 2007 ainsi que le jumelage de l’île avec Belle-Île-en-Mer.

 

Personnages célèbres sont : en 1645, Constant d’Aubigné  gouverneur et père de Françoise d’Aubigné, veuve Scaron et future  Madame de Maintenon (2 épouse de Louis XIV). De son séjour aux Antilles on la surnommera la Belle Indienne.

  • Guy Tirolien, 1917-1988, poète.
  • Bernard Leclaire, 1959, poète romancier, Un visage dans la merNoces divinesLe château des MuratLa Mare au Punch.

 

Ses spécialités sont :

 

  • Le gateau Caca bœuf
  • Le Chaudage
  • Son excellent Sirop de batterie
  • Le Bébélé
  • Le Gwo jak
  • Le Denkit
  • Etc…