LE CRABE VERTUS ET HISTOIRE

Noms communs : , crabe bleu,crabe royal, crabe dormeur, crabe cirique, crabe rouge, étrille, tourteau, tourlourou, crabe de terre etc.
Noms scientifiques : Cancer, GeryonLithodes, etc.
Famille : classe des crustacés et à l’ordre des décapodes, sous-ordre des brachyures.

 

PROPRIETES

Le crabe offre une quantité appréciable de protéines ainsi qu’un faible contenu en matières grasses.

il est aussi une excellente source de vitamine B12, de sélénium et d’autres nutriments essentiels au maintien de la santé.

Sa consommation hebdomadaire d’au moins un repas, diminuerait le risque d’infarctus du myocarde, ainsi que le risque de cancer colorectal

Acides gras oméga-3.

Le crabe contient de l’(AEP) et de l’(ADH), deux acides gras de la famille des oméga-3, qui contribuent au bon fonctionnement immunitaire, circulatoire et hormonal. Ces acides gras sont reconnus pour diminuer la tension artérielle et la formation de caillots sanguins. La consommation de 100 g de crabe (environ 200 ml de chair) en fournit près de 500 mg d’acide gras

Zinc. Le crabe est une  source de zinc. Il participe aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du foetus.

Sélénium. Il comble 80 % des besoins quotidiens. Il prévient la formation de radicaux libres dans l’organisme.

Cuivre. Il est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme.

Vitamine B12.  De concert avec l’acide folique il fabrique les globules rouges. Elle est utile aussi pour la santé des cellules nerveuses et des cellules fabriquant le tissu osseux.

Phosphore. Il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus. Il aide à maintenir à la normale le pH du sang. Il est aussi l’un des constituants des membranes cellulaires.

Magnésium.  Il participe à la minéralisation osseuse, à la contraction musculaire, à la transmission de l’influx nerveux, à la santé dentaire ainsi qu’au bon fonctionnement des d’hormones et des neurotransmetteurs du système immunitaire.

Fer, essentiel pour le transport de l’oxygène dans le sang et à la formation des globules rouges. De plus, il joue un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs.

Vitamine B2. . Cette vitamine joue un rôle dans le métabolisme de l’énergie de toutes les cellules. De plus, elle contribue à la croissance et à la réparation des tissus, à la production d’hormones et à la formation des globules rouges.

Vitamine B3.  à partir des glucides, des lipides, des protéines et de l’alcool que nous ingérons. Elle joue également un rôle dans le processus de formation de l’ADN.

Iode. Le crabe contient de l’iode qui entre dans la composition des hormones thyroïdiennes nécessaires à la régulation de la croissance, du développement et du métabolisme.

Une tradition héritée de l’esclavage

 

Elle vient en fait de l’esclavage. À cette époque l’Église imposait le carême aux esclaves. La viande leur était proscrite. Les crabes étaient donc réservés aux esclaves

Le crabe était jadis une viande consommée par les Arawak, puis les Caraïbes.

Ils préparaient les crabes dans une sauce pimentée à base de piments et de jus de manioc appelée taumali ou taumalin.

A leur arrivée les colons, souffrent de malnutrition et beaucoup en meurent.

Ils préféraient cependant attendre les bateaux venant de Saint-Domingue qui effectuaient l’approvisionnement en nourriture venue d’Europe dans les colonies d’Amérique.

Mais face à la lenteur de l’acheminement et l’insuffisance des rations.

Les colons implantés sur l’île, doivent se résoudrent à s’intéresser aux plantations et cultures vivrières tropicales.

Ils se rapprochent ainsi des Caraïbes pour connaître leurs techniques agricoles et leurs habitudes alimentaires.

Lors de l’esclavage, les colons ne le consomment guère de crabes,

Les viandes des animaux d’élevage (bœuf, mouton, poulet) sont vues comme plus nobles et sont présentes sur les tables.

Ils relèguent le crabe à une « nourriture pour esclaves ».

Une fois les esclaves arrivés, ils étaient forcés de se convertir au christianisme et étaient baptisés.

Dans le respect de la tradition du carême qui interdisait la consommation de viandes « grasses », les esclaves se voyaient confier pour se nourrir une importante quantité de crabes considérés comme une viande maigre.

Les viandes grasses étaient les viandes bovines et les volailles tandis que les viandes maigres étaient le poisson et les crustacés.

Ainsi, les esclaves consommaient tout au long du carême des crabes.

Le Dimanche de Pâques, dernier jour du jeûne de 40 jours, ils se réunissaient pour finir l’important stock sachant qu’ils pourraient à nouveau consommer toute sorte de viande.

L’abondance du stock de crabes, le fait qu’ils n’étaient vus que comme une viande maigre et qu’ils ne soient consommés que par les esclaves, faisait du crabe à l’époque, un aliment ordinaire et peu réputé.

Les nouveaux affranchis veulent se rapprocher au maximum des us et coutumes des élites de l’époque, les colons qui eux tuaient coq ou le mouton pour le festin qu’ils organisaient en consommaient entre personnes du même niveau social.

C’est donc le coq local ou le mouton qui se retrouvera sur les tables des nouveaux libres pour ce dernier jour du Carême.

Les crabes sont relégués au Lundi de Pâques et cette journée commémorative va devenir une journée fériée en 1884.

Depuis, cette tradition a été préservée.

Les crabes n’ont plus été perçus comme un « trop-plein » qu’il fallait finir mais comme un met de qualité qui regrouperaient toutes les familles autour de cette grande fête chrétienne.

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